Carnet photographique

Une journée de grande harmonie
Brume, châtaignes, mouvements, encre et musique : une journée à Wudang où l’attention se porte sur les gestes ordinaires.
Un chien dort, roulé sur un coussin de paille, près d’une table basse en bambou. Autour de lui, la journée avance doucement. Wudang porte aussi le nom de Taihe Shan, la montagne de la Grande Harmonie, une expression que l’on retrouve dans le Livre des mutations.
La brume accompagne la marche sur l’herbe humide. Une maison de terre, des lanternes jaunes, des bambous et des zinnias jalonnent le chemin. Les châtaignes mûrissent ; leurs bogues brunies commencent à s’ouvrir.
Dans la salle en bois, deux rangées de participants mobilisent leur nuque et leurs épaules. Plus tard, une femme aux cheveux argentés tient son pinceau droit au-dessus du papier. Les autres prennent place devant leurs tapis de feutre et copient un couplet consacré à la conduite et à la parole.
Un enseignant vêtu de bleu montre un détail de la main : la place des doigts, la souplesse du poignet. Il n’est pas nécessaire de dérouler une forme entière pour trouver de quoi travailler.
Sous les caractères 悟道, « s’éveiller à la Voie », un clavier et un handpan prennent le relais. Le chien circule entre les personnes. Rien ne sépare tout à fait la pratique, l’étude, la musique et le repos : cette harmonie se laisse apercevoir dans une journée ordinaire.
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À propos de cette publication
- Lieu
- Montagne de Wudang