Dao De Jing

Un petit livre pour les moments d’excès, de pression et de changement.

Le Dao De Jing (Tao Te Ching) réunit quatre-vingt-un courts chapitres sur le Dao, la nature de l’action sage et l’art de gouverner sans excès. Sa langue est dépouillée, suggestive et souvent paradoxale. Un chapitre peut se lire en une minute, et pourtant continuer à se déployer pendant des années de réflexion.

Bannière avec la calligraphie 道德經, les mots TAO TE CHING et un sage âgé assis en méditation près d’un brûle-encens et de rouleaux de bambou, devant des montagnes brumeuses.

Le livre est aussi appelé le Laozi ; ce nom peut désigner à la fois un maître traditionnel et un texte. Un article à venir, consacré à Laozi, distinguera ces deux couches liées mais distinctes.

Le texte demande ce qui se passe lorsque la force est employée à l’excès, lorsque le désir n’a plus de mesure, et lorsque le savoir devient trop sûr de lui-même. Il revient sans cesse à l’eau, au vide, à la simplicité, à la souplesse et au mouvement par lequel ce qui atteint son extrême s’inverse. Ce ne sont pas des formules à mémoriser, mais des façons de regarder à nouveau comment nous dirigeons, choisissons, nous efforçons et répondons.

Des chemins d’entrée dans le texte

Les articles à venir permettront de lire les quatre-vingt-un chapitres dans leur ordre reçu, avec le chinois original, une traduction attribuée et des notes de lecture ; de commencer par les thèmes essentiels — le Dao et le de, le wu wei, la simplicité, la souplesse, le suffisant, le retour et la place du sage ; de rencontrer Laozi comme figure traditionnelle et de comprendre comment les textes transmis et exhumés façonnent l’œuvre que nous lisons aujourd’hui ; d’observer la structure et la langue du texte, les sections Dao et De, le découpage en chapitres et l’influence du chinois classique, si compressé ; de lire les passages politiques aux côtés des réflexions personnelles, afin que toute l’étendue du livre reste visible ; et de comparer des traductions sérieuses pour comprendre pourquoi aucune formulation unique ne peut trancher chaque ligne.

Comment lire un chapitre

Lisez le chapitre entier une première fois sans chercher à le résoudre. Puis remarquez une image, un contraste ou un mot répété. Comparez la traduction aux termes chinois expliqués dans les notes. Demandez-vous à quelle situation le chapitre pourrait répondre, avant d’en faire un conseil personnel. Enfin, laissez le passage ouvert : revenez-y plus tard et observez ce qui a changé dans votre lecture.

Chaque page de chapitre indiquera le texte chinois de référence et le traducteur. Lorsque Wudang.Org publie sa propre version, elle est présentée comme une traduction de travail ou une traduction révisée de Wudang.Org, selon son état réel.

Les pages consacrées aux quatre-vingt-un chapitres et aux thèmes qui les accompagnent paraîtront ici au fur et à mesure que leurs versions françaises seront vérifiées et publiées.